🌿 Endométriose, Adénomyose & SOPK : comprendre la maladie, briser le tabou, et retrouver du mieux-être
- Françoise Tellier
- 26 nov. 2025
- 7 min de lecture
Par Françoise Tellier, hypnothérapeute & aromathérapeute – Essoyes (10)
L’endométriose touche environ 1 femme sur 10 en France – près de 2,5 millions de femmes. L’adénomyose, parfois appelée « endométriose interne de l’utérus », concernerait 11 à 20 % des femmes selon l’INSERM, souvent sans diagnostic pendant des années. Le SOPK (Syndrome des ovaires polykystiques), lui, touche entre 8 et 13 % des femmes en âge de procréer et provoque dérèglements hormonaux, douleurs, troubles du cycle, infertilité… Trois maladies sœurs : souvent confondues, souvent minimisées, toujours invalidantes. Et trop souvent invisibles.

Je le sais. J’ai vécu avec les trois. Des douleurs qui me pliaient en deux. Des ménorragies épuisantes.
Des hémorragies dans un taxi ou en plein cours, malgré les protections les plus absorbantes. La nausée tellement les douleurs était insupportables, la peur du sang n'importe où, n'importe quand,... l’impuissance à gérer, la honte, l’isolement.
Les urgences. Les opérations.
La morphine.
Deux comas.
Une grossesse extra-utérine.
L’annonce que je n’aurai probablement jamais d’enfant.
La sensation d’avoir un corps imprévisible, prêt à trahir à chaque instant.
Finalement, une ovariectomie en urgence à Shanghai, loin de chez moi, après qu'un kyste ait éclaté sur un ovaire, m'amputant définitivement de l'espoir de devenir maman.
Et autour… trop souvent :
« Ce ne sont que des règles. »
« Tu exagères un peu. »
« Toutes les femmes ont mal. »
NON ! Pas comme ça ! Ce n’est pas “avoir mal pendant ses règles”.

C’est une maladie inflammatoire, chronique, qui colonise des organes qui n’ont rien demandé. Dans mon cas : l’utérus, les intestins, et même des suspicions ailleurs tant la douleur était diffuse et profonde. À 40 ans, j'ai obtenu un rendez-vous avec le "grand Ponte Européen" de l'endométriose, de l'adénomyose et du SOPK... un rendez-vous traumatique, aucune délicatesse, la promesse de me couper 30 cms d'intestin, de me retrouver avec un anus artificiel et des poches pour faire mes besoins. En sortant, je me suis dit, "OK, à 40 ans, vivre comme une vieillarde grabataire, autant me flinguer..." Et puis heureusement, devant ma détresse, une amie m'a envoyé voir son gynécologue près de l'Étoile à Paris, un médecin humain avant tout, qui a pris les choses en douceur et m'a mis sous DECAPEPTYL pour que je puisse partir travailler en Chine. Là-bas, j'ai eu recours à la médecine Chinoise, à l'acupuncture, à la moxibustion, à l'hypnose,... mais la maladie a progressé jusqu'à l'accident final. Alors aujourd'hui, c’est pour cela que j’écris cet article.
👉 Parce que c’est une maladie réelle,
👉 Parce qu’elle mérite d’être comprise,
👉 Parce que les femmes ont besoin de vérité, de repères fiables, et d’un espace où elles se sentent enfin crues,
👉 Parce que c'est encore tabou de parler d'un tel sujet si intime, parfois glauque dans notre vécu au quotidien,
👉 Parce que NON, ce n'est pas sexy, ni vendeur d'étaler des douleurs intimes
👉 Parce que j'ai décidé d'oser en parler, pas pour moi mais pour celles qui se reconnaitront dans mon parcours.
👉 Et parce que oui : on peut retrouver du mieux-être, même si cela ne se règle pas en « deux séances magiques ».

🌿 COMPRENDRE CES TROIS MALADIES (endométriose adénomyose sopk) : CE QUE LA SCIENCE SAIT VRAIMENT (ET CE QU’ELLE NE SAIT PAS ENCORE)
🔸 1. L’endométriose : une maladie inflammatoire complexe et encore trop méconnue
L’endométriose survient lorsque du tissu ressemblant à l’endomètre migre en dehors de l’utérus : ovaires, intestins, diaphragme, vessie, parfois même plus haut.Ce tissu réagit aux hormones… mais dans des endroits où il n’a rien à faire.
Résultats :
→ inflammations à répétition,
→ adhérences,
→ douleurs violentes,
→ kystes,
→ troubles digestifs, urinaires, sexuels, fatigues extrêmes.
Ce que la recherche montre aujourd’hui :
Ce n’est pas “juste des règles douloureuses”, mais une maladie inflammatoire systémique, liée à une réponse immunitaire anormale.
Plusieurs facteurs contribuent : hormonaux, immunitaires, génétiques, environnementaux.
Il existe plusieurs formes : superficielle, ovarienne (endométriomes), profonde…
La douleur n’est pas proportionnelle à la gravité des lésions : certaines femmes souffrent atrocement avec peu de lésions ; d’autres, presque pas, malgré une maladie très étendue.
🔸 2. L’adénomyose : l’endométriose “interne” de l’utérus
On en parle trop peu. Dans l’adénomyose, l’endomètre infiltre directement le muscle utérin.
Conséquences typiques :
→ règles très abondantes,
→ crampes utérines violentes (type “couteaux”),
→ douleurs lombaires irradiantes,
→ ballonnements,
→ fatigue intense,
→ infertilité parfois.
L’adénomyose est très souvent confondue avec l’endométriose — comme dans mon cas — parce qu’elle s’y associe régulièrement. Longtemps, elle n’a été diagnostiquée qu’après hystérectomie…
Aujourd’hui, l’IRM et l’écho 3D permettent un diagnostic plus fiable, mais il reste du chemin.
🔸 3. Le SOPK : une autre maladie, différente… mais qui se mélange souvent au tableau
Le SOPK n’est pas une “cousine” de l’endométriose : c’est une maladie endocrinienne, pas inflammatoire. Mais il peut coexister, comme pour moi, et amplifier :
les douleurs,
les troubles du cycle,
l’infertilité,
la fatigue,
l’instabilité hormonale.
Ce que ça génère dans la vraie vie :
→ sentiment de perdre le contrôle de son propre corps,
→ cycles ingérables,
→ syndrome prémenstruel violent,
→ anxiété liée à l’infertilité,
→ décalage entre ce que le corps montre et ce que l’on ressent.

Ces maladies peuvent impacter la relation de couple,
notamment à l'annonce de problèmes de fertilité.
🤦♀️ CE QUE VIVENT LES FEMMES : CE QUE LA SCIENCE MESURE MAL
La recherche décrit des symptômes. Mais elle ne décrit pas :
la peur des hémorragies imprévisibles,
la honte quand on tache un siège de taxi, un drap, un pantalon, une chaise d’amphi,
la solitude dans les toilettes publiques, à gérer une situation impossible,
l’humiliation des “mais tu exagères”,
la violence psychique d’un corps qui trahit,
l’épuisement des urgences à répétition,
le poids du jugement,
l’angoisse de l'infertilité.
Ce que je décris, des millions de femmes le vivent. Mais elles ne le disent pas. Parce qu’on leur a appris à se taire. Parce que personne ne veut entendre “ça”.
Cet article sert aussi à ça : rompre le silence et le tabou.

🔬 CE QUE LA SCIENCE EXPLIQUE AUJOURD’HUI (SIMPLEMENT)
✔ Ce que les chercheurs comprennent mieux :
Le rôle du système immunitaire : les cellules défensives réagissent anormalement et laissent l’endomètre migrer et s’implanter.
La dimension inflammatoire chronique : elle entretient la douleur, les adhérences, la fatigue profonde.
Une part génétique (environ 50 % de risque familial).
Une influence hormonale, mais pas uniquement (d’où l’échec des traitements hormonaux chez certaines femmes).
✔ Diagnostic : des progrès… mais encore tardifs
Il faut encore 7 à 10 ans pour un diagnostic.
Deux raisons principales :
→ la banalisation de la douleur,
→ l’absence de marqueur biologique fiable.
✔ Traitements médicaux actuels
Aucun ne soigne la maladie. Ils la contiennent, parfois.
hormonothérapie (pilule continue, micro-progestatif, DIU hormonal),
agonistes de la GnRH (type Décapeptyl : “mettre en ménopause”),
chirurgie (kystes, adhérences, zones infiltrées).
Cependant, comme je l'ai vécu : quand on arrête, ça revient souvent de plus belle.

Que peut-on faire pour mieux vivre avec ces maladies et leurs symptômes ?
🌿 ALORS, QUE PEUT-ON FAIRE POUR VIVRE MIEUX AVEC ?
Ce que les femmes veulent, ce n’est pas une promesse magique.
C’est :
un peu moins de douleur,
un peu plus de contrôle,
des repères,
du soutien,
de la respiration dans un quotidien qui étouffe.
✔ Gestion de la douleur : oui, certaines pratiques aident
Hypnose thérapeutique
→ module la perception de la douleur,
→ relâche le système nerveux,
→ diminue les contractions réflexes,
→ réduit la charge émotionnelle associée à la douleur (peur, anticipation, stress).
Respiration guidée
→ agit sur le nerf vague,
→ régule le système nerveux autonome,
→ diminue les douleurs viscérales (recherches récentes sur le lien respiration–douleur).
Olfaction thérapeutique (pas la chimie, mais les Huiles Essentielles elles-mêmes)
Certaines huiles ont montré des effets :
Lavande vraie (relaxation neuromusculaire, anxiété),
Estragon (spasmes),
Camomille romaine (relaxation profonde),
Géranium rosat (équilibre émotionnel).
⚠ Pour l’endométriose, on évite souvent :
Sauge sclarée en excès (effet oestrogen-like — à utiliser avec précaution et avis pro).
Certaines HE très hormon-like.
Acupuncture / Médecine chinoise
Littérature scientifique intéressante sur :
→ baisse des douleurs,
→ amélioration de la circulation pelvienne,
→ diminution des spasmes.
Chaleur (les bouillottes, les patchs chauffants, mes "life savers", repos, positions antalgiques
Des basiques… mais efficaces.

🌱 MON APPROCHE : UN PARCOURS QUI NE FAIT PAS DE PROMESSES MIRACLES, MAIS QUI ACCOMPAGNE VRAIMENT
Ce que je propose n’est ni un raccourci, ni un “soin miracle”.
C’est un parcours multifacettes, construit sur ce que j’ai appris :
👉 en tant que femme qui a vécu ces trois maladies dans leur forme grave,
👉 en tant qu’hypnothérapeute,
👉 en tant que praticienne en olfaction et respiration,
👉 en tant qu’accompagnante de plus en plus de femmes qui viennent me voir pour cela.
Un accompagnement qui touche :
la douleur,
les nausées et spasmes,
la peur des crises,
la fatigue nerveuse,
le rapport au corps,
l’impact sur la vie intime et sociale,
la charge mentale émotionnelle.
Un travail de réconciliation : avec son corps, avec son cycle, avec soi.
Je n’accompagne pas une maladie. J’accompagne des femmes.
Et je sais ce que signifie vivre avec ça.
🌸 Conclusion : NON, VOUS N’ÊTES PAS SEULE. ET OUI, VOUS POUVEZ RETROUVER DU MIEUX-ÊTRE.
Cet article ne prétend pas “tout résoudre”.
Il a pour objectif de :
➡ comprendre,
➡ déculpabiliser,
➡ donner des repères fiables,
➡ offrir un espace où la vérité a enfin sa place.
La douleur a besoin d’être dite.
Votre vécu a besoin d’être reconnu.
Et votre corps mérite d’être écouté autrement. Je suis là pour vous écouter et vous comprendre. Je vous propose un espace d'échange de 30 minutes offert, sans engagement.
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